DedicationDédicace
Programme NotesNotice de programme
Arktos for Solo Oboe was written for and is dedicated to the French oboist Delphine Reynaud. In Greek mythology, Arktos was one of the Horae, the daughters of Kronos (Time), and was responsible for the last light of the day. The work is written in an ABA form using two baroque dances, the Sarabande and the Saltarello, with the Sarabande returning in a slightly varied form at the end. The work is based on a motif in fourths which is used in both sections.
Arktos pour hautbois seul est écrite pour et dédiée à l'hautboïste française Delphine Reynaud. Dans la mythologie grecque, Arktos était une des Heures, les filles de Chronos (le Temps) et la déesse de la dernière lueur du jour. L'œuvre est écrite dans une forme ABA utilisant deux danses baroques, la Sarabande et le Saltarello (une danse italienne rapide ternaire), avec une ré-exposition de la Sarabande dans une forme variée pour finir la pièce. L'œuvre utilise un motif en quartes dans les deux parties.
Arktos The MythologyLa Mythologie
In Greek mythology the Horae — the Hours — were goddesses who regulated the orderly passage of time. Originally three in number (Eunomia, Dike, Eirene — Order, Justice, Peace), they were later multiplied to twelve or twenty-four, each presiding over a specific hour of the day. They were daughters of Zeus and Themis, or in some traditions of Kronos (Time) himself. They guarded the gates of Olympus, rolling back the clouds to allow the gods to pass.
Arktos — the Greek word for bear, and the root of "Arctic" — was the Hora of the last light of day: the hour when the sun finally sinks below the horizon and darkness begins. Her hour is the threshold between the visible and the invisible, between warmth and cold, between the world of the living and the world of night. It is an hour of ambiguity and beauty — the sky neither day nor night, the stars just beginning to appear.
The name also connects to Ursa Major — the Great Bear constellation, which in the ancient world was the primary navigational star group, always circling the pole, never setting. The bear that never descends into the sea: always present, always returning. This quality of eternal recurrence — like the ABA form of the piece — is embedded in the myth.
Dans la mythologie grecque, les Heures — les Horae — étaient des déesses qui régulaient le passage ordonné du temps. À l'origine au nombre de trois (Eunomia, Diké, Eiréné — l'Ordre, la Justice, la Paix), elles furent ensuite portées à douze ou vingt-quatre, chacune présidant à une heure spécifique du jour. Elles étaient filles de Zeus et Thémis, ou dans certaines traditions de Cronos (le Temps) lui-même. Elles gardaient les portes de l'Olympe, écartant les nuages pour laisser passer les dieux.
Arktos — le mot grec pour ours, racine d'« Arctique » — était la Heure de la dernière lueur du jour : l'heure où le soleil descend finalement sous l'horizon et où l'obscurité commence. Son heure est le seuil entre le visible et l'invisible, entre la chaleur et le froid, entre le monde des vivants et le monde de la nuit. C'est une heure d'ambiguïté et de beauté — le ciel ni jour ni nuit, les étoiles commençant tout juste à apparaître.
Le nom renvoie également à Ursa Major — la Grande Ourse, constellation qui était dans le monde antique le principal groupe d'étoiles de navigation, tournant toujours autour du pôle, ne se couchant jamais. L'ourse qui ne descend jamais dans la mer : toujours présente, toujours de retour. Cette qualité de récurrence éternelle — comme la forme ABA de la pièce — est inscrite dans le mythe.
The CompositionLa Composition
Arktos was composed over four consecutive days in February 2007 — a compressed burst of writing that produced a work of considerable formal precision. The four-day span is itself suggestive: like the four movements of a traditional sonata, or the four seasons presided over by different Horae, the work has the concentrated intensity of something written against time, which is fitting for a piece whose presiding figure is a daughter of Kronos.
Arktos a été composée sur quatre jours consécutifs en février 2007 — une bourrasque d'écriture concentrée qui a produit une œuvre d'une précision formelle considérable. La durée de quatre jours est elle-même suggestive : comme les quatre mouvements d'une sonate traditionnelle, ou les quatre saisons présidées par différentes Heures, l'œuvre possède l'intensité concentrée de quelque chose d'écrit contre le temps — ce qui convient à une pièce dont la figure tutélaire est une fille de Cronos.
Form: ABAForme : ABA Three moments of lightTrois moments de lumière
The ABA form mirrors the mythological narrative: the last light (Sarabande), the rush of approaching darkness (Saltarello), and the memory of the light, now altered — the sky not quite the same as it was before the dark intervened (Sarabande varied). Both outer sections share the same motif in fourths; the middle section transforms it through a different rhythmic and character context.
La forme ABA reflète le récit mythologique : la dernière lueur (Sarabande), la ruée de l'obscurité qui approche (Saltarello), et le souvenir de la lumière, désormais altéré — le ciel pas tout à fait le même qu'avant que l'obscurité soit intervenue (Sarabande variée). Les deux sections extérieures partagent le même motif en quartes ; la section centrale le transforme dans un contexte rythmique et de caractère différent.