DedicationDédicace
Programme NotesNotice de programme
Emily Dickinson's poetry is full of contrasts: morbidity and sorrow exist alongside vitality and life. For someone who rarely left her home, her poetic world surprises by its varied settings and images. The ten poems set here explore this contrast between life and death, between great joy and mourning.
La poésie d'Emily Dickinson est pleine de contradictions : la morbidité et la tristesse existent à côté de la vitalité et la vie. Pour quelqu'un qui n'a presque jamais quitté sa propre maison, sa poésie surprend par l'étendu de ses images. Les dix poèmes présentées ici explorent cette contraste entre la vie et la mort, entre les grandes joies et les deuils.
Emily DickinsonEmily Dickinson Life, death, and the interior worldLa vie, la mort et le monde intérieur
Dickinson spent most of her adult life in her family home in Amherst, Massachusetts — rarely leaving, rarely socialising, producing an extraordinary body of poetry that was largely unknown during her lifetime. Only a handful of poems were published before her death; the full magnitude of her achievement was not recognised until decades later. Yet the programme note observes that for someone who rarely left her home, her poetic world surprises by its varied settings and images: the interior life she cultivated was boundless, reaching to nature, death, immortality, music, and the extremes of joy and mourning.
The central paradox of Dickinson's work — and the one that makes her poetry so suitable for song setting — is the coexistence of opposites: a wounded deer that leaps highest; a wondrous sea of death that is also calm; a liquor of exaltation; a bell tolling for a death that is also a release. These contradictions are not resolved but held in suspension, and it is this tension that Wehage's ten settings explore.
Dickinson a passé la plupart de sa vie adulte dans la maison familiale à Amherst, Massachusetts — sortant rarement, socialisant peu, produisant un extraordinaire corpus de poésie qui était largement inconnu de son vivant. Seulement quelques poèmes ont été publiés avant sa mort ; la pleine ampleur de son accomplissement n'a été reconnue que des décennies plus tard. Pourtant la notice observe que pour quelqu'un qui n'a presque jamais quitté sa propre maison, sa poésie surprend par l'étendue de ses images : la vie intérieure qu'elle a cultivée était sans limites, atteignant la nature, la mort, l'immortalité, la musique, et les extrêmes de la joie et du deuil.
Le paradoxe central de l'œuvre de Dickinson — et celui qui rend sa poésie si adaptée à la mise en musique — est la coexistence des contraires : un cerf blessé qui bondit le plus haut ; une mer merveilleuse de mort qui est aussi calme ; une liqueur d'exaltation ; une cloche sonnant pour une mort qui est aussi une délivrance. Ces contradictions ne sont pas résolues mais maintenues en suspension, et c'est cette tension que les dix mises en musique de Wehage explorent.