Programme NotesNotice de programme
Two Songs Without Words was adapted from two original songs by the composer. The saxophone part should be played in a very declamatory manner, in order to underline the idea of a hidden text.
Two Songs Without Words sont adaptées de deux mélodies originales du compositeur. La partie de saxophone doit être jouée dans une manière plutôt déclamée, pour suggérer le texte qui n'est pas présent.
Songs Without WordsChansons sans paroles The hidden text · Vocal melody on saxophoneLe texte caché · Mélodie vocale au saxophone
The title places this work in dialogue with one of the great genres of Romantic piano music: Felix Mendelssohn's Lieder ohne Worte (Songs Without Words, 1829–1845), 48 piano pieces that carry the expressive architecture of a song — a singing melody above a supportive accompaniment — without any actual text. Mendelssohn's pieces are wordless from the start: they were conceived as instrumental music in the form of a song.
Wehage's two pieces work differently. They begin as actual songs with actual words — vocal works for voice and piano that the composer had already written. The adaptation removes the singer and transfers the vocal line to the tenor saxophone; but the words, though no longer sounded, remain present as a hidden layer. The saxophone sings a melody that was shaped by a text — shaped by the rhythm of its syllables, the length of its phrases, the rise and fall of its speech pattern. That shaping persists even when the words are removed. The performance note makes this explicit: play in a very declamatory manner, in order to underline the idea of a hidden text. The saxophonist must sing as if words were there — the ghost of a text.
Le titre place cette œuvre en dialogue avec l'un des grands genres de la musique de piano romantique : les Lieder ohne Worte de Felix Mendelssohn (1829–1845), 48 pièces pour piano qui portent l'architecture expressive d'une mélodie — une mélodie chantante au-dessus d'un accompagnement soutenu — sans aucun texte réel. Les pièces de Mendelssohn sont sans paroles dès le début : elles ont été conçues comme de la musique instrumentale sous la forme d'une chanson.
Les deux pièces de Wehage fonctionnent différemment. Elles commencent comme de vraies chansons avec de vrais textes — des œuvres vocales pour voix et piano que le compositeur avait déjà écrites. L'adaptation supprime le chanteur et transfère la ligne vocale au saxophone ténor ; mais les paroles, bien que non plus articulées, restent présentes comme une couche cachée. Le saxophone chante une mélodie qui a été façonnée par un texte — façonnée par le rythme de ses syllabes, la longueur de ses phrases, la montée et la descente de son schéma de parole. Ce façonnage persiste même quand les paroles sont supprimées. La note d'exécution le rend explicite : jouez dans une manière plutôt déclamée, pour suggérer le texte qui n'est pas présent. Le saxophoniste doit chanter comme si les paroles étaient là — le fantôme d'un texte.